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 Numéro 5 - L'origine du nom

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Dr. Nigel Adams




MessageSujet: Numéro 5 - L'origine du nom   Mar 6 Oct - 19:29

La caméra s’avance dans une cave poussiéreuse, dans laquelle nous pouvons voir quelques femmes de diverses ethnies. Quelques-unes, quatre pour être plus exact, tiennent des bébés, pour la plupart âgés de quelques jours à peine, et d’au maximum quelques semaines. Les autres croulent encore sous le poids de leurs énormes ventres. Personne ne parle, personne ne bouge, si ce n’est l’une des futures mères, qui souffre le martyr, un linge enfoncé dans la bouche pour étouffer les cris de douleur qui lui tenaillent le corps. Quelques unes de ses compagnes l’aident, dans un élan de compassion devant sa souffrance. Des pas se font entendre, et une femme apparait au bas de l’escalier. Celle-ci est vêtue d’une robe blanche, et de bijoux couteux. Elle jette sur la pièce un regard dégoûté, et s’approche de la femme en processus d’accouchement avec des serviettes et une bassine d’eau chaude. Elle remonte la moitié de l’escalier, et regarde en direction de l’étage du dessus.

La femme : Nigel! Dépêche-toi! Elle a besoin de toi!

Elle retourne auprès des femmes, les yeux remplis de panique. Les autres la regardent avec peur, mais aussi en la suppliant du regard de les aider. L’un des nouveau-nés se met à pleurer, et sa mère s’empresse d’étouffer le son en lui offrant le sein, qu’il se met à téter avec délectation sans se plaindre. Nigel descend à son tour, vêtu d’un costume fait sur mesure. Il est suivi par un homme plus jeune, au regard bleu et glacial. Nigel retire son veston, et le tend à son compagnon, qui l’attrape avec précautions. L’homme au regard froid jette un œil sur toutes les autres femmes, qui étouffent leurs sanglots en prenant soin de ne pas faire de bruit. Elles ne bougent pas, de peur que les chaines qui les lient à leur prison ne dérangent. Nigel s’approche de la femme qui serre les dents sur le linge sale, et il nous est à présent possible de voir qu’il s’agit d’une femme à la peau noire, dans la vingtaine. Les autres s’éloignent pour laisser à Nigel le soin d’aider leur compagne de prison.

Dr. Nigel Adams : Martha, prépare-toi, je vois déjà la tête.

Martha : Il faut que tu arrêtes ça, Nigel, c’est complètement insensé.

Dr. Nigel Adams : C’est mon plan de retraite, voyons! Ne sois pas stupide! Je te garantis que c’est l’idée du siècle.

Martha : C’est inhumain de les laisser dans ces conditions!

Dr. Nigel Adams : Elles sont nourries, logées, soignées. Tout ce qu’elles n’avaient pas dans leurs petits villages respectifs. Ma chérie, maintenant ferme-la et prépare-toi.

La pauvre Martha s’exécute, de peur de contrarier son mari, qui pour l’heure se contente de froncer les sourcils. Mais elle ne peut s'empêcher de regarder aux alentours et voir l'état de la pièce. Et les odeurs ne trompent pas non plus. La femme noire pousse afin d’aider le bébé à sortir. À mesure que le temps passe, les autres la regardent avec terreur, et les cris de la mère en souffrance sont à peine étouffés. Au bout d’un long moment de douleur et de peur, la femme est en mesure de respirer après quoi Nigel coupe le cordon, et tend l’enfant à peine né à Martha, qui s’occupe de le nettoyer. Pendant ce temps, Nigel s’occupe du reste.

Dr. Nigel Adams : Voilà. Je remonte. Je dois retourner au bureau. Range tout ça.

Il se nettoie les mains dans la bassine, puis quitte sans rien dire, suivi par le jeune homme qui tient toujours la veste. Martha regarde la pauvre femme, pose l’enfant sur elle.

Martha : J’ai aucune idée si tu peux comprendre ce que je dis… C’est une petite fille… Félicitations.

Elle se relève doucement, et la femme tente de la retenir, mais Martha sait trop bien qu’elle doit partir sans attendre. Elle tourne les talons et retourne à l’étage en transportant la bassine. La nouvelle mère serre sa fille contre elle, et se met instinctivement à lui chantonner un air pour calmer ses pleurs. Les autres osent enfin venir à son aide à nouveau, et la caméra fade-out tranquillement.
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Dr. Nigel Adams




MessageSujet: Re: Numéro 5 - L'origine du nom   Mar 6 Oct - 19:53

Martha descend à la cave, avec dans ses mains un petit drap bleu parfaitement plié. Elle s'arrête au bas de l'escalier, et son visage traduit immédiatement le dégoût, devant les odeurs qui flottent dans l'air. Alors qu'elle reprend un peu ses esprits, toutes les femmes s'arrêtent de bouger et tentent de tenir leurs petits maintenant âgés de quelques semaines, tranquilles. La jeune Martha pose le drap sur une marche, et s'affaire à nouer ses cheveux dorés, puis elle reprend son drap et s'approche d'une mère asiatique, qui serre son fils contre elle en pleurant en silence. La jeune épouse du docteur déplie le drap et s'agenouille devant la femme, qui serre encore plus fort le petit corps inerte. Martha, silencieuse, la supplie du regard de bien vouloir lui donner l'enfant. Il lui faut un moment pour réussir à obtenir ce qu'elle demande, et c'est avec douceur que la jeune femme enveloppe le petit corps froid et sans vie. Avant de lui masquer le visage, elle laisse à la mère le temps de poser un baiser bienveillant sur le front de son fils. Un dernier baiser, rempli d'amour et d'adieux, noyé des larmes qui coulent sur le visage de la femme. En entendant des pas dans l’escalier, Martha s’empresse de se relever, et de masquer le visage de l’enfant sous le drap. Elle se retourne, et voit son mari poser le pied au bas de l’escalier. Il est suivi de deux autres hommes. Celui qu’on a pu apercevoir lors de la naissance de Numéro 5, et un autre, qui lui ressemble assez pour laisser croire qu’ils ont un lien de parenté. Martha scrute les lieux à nouveau, et on peut à présent voir qu’il manque une ou deux mères, ainsi que leurs progénitures. Martha regarde Nigel.

Martha : Nigel, où sont celles qui manquent?

Dr. Nigel Adams : Les gosses ont pas tenu le coup.

Martha : Et les mères?

La question reste en suspens, laissant deviner à Martha le sort qui leur a été réservé. Elle se fige, raide comme une barre, le corps sans vie du bébé toujours dans les bras. Le visage déjà pâle de la jeune femme se blêmit d’avantage. Elle ne ressemble plus à une poupée de porcelaine comme c’est le cas en temps normal. Nigel ne lève pas les yeux d’un petit calepin sur lequel il est en train de prendre des notes pendant que les deux autres hommes attendent les ordres.

Martha : Nigel! Et les mères!?

Dr. Nigel Adams : Elles sont auprès de leurs enfants.

Ces quelques mots, dits sur un ton si détaché rend la phrase encore plus cruelle. Martha s’affole en voyant son mari se retourner en direction des deux hommes. Elle serre le petit corps mort contre elle en le tenant d’un seul bras, et de l’autre elle attrape la manche du veston de son époux, qui s’extirpe facilement de son emprise, avant de passer entre les deux jeunes hommes qui s’approchent à présent de la mère en deuil. Martha tente de toutes ses forces de les empêcher d’approcher d’avantage, mais il ne leur faut pas grand force pour réussir à la repousser et à saisir la femme en pleurs, qu’ils forcent à se relever. Les cris de détresse de la pauvre se mélangent à ceux de Martha, qui les supplie de la laisser. Malgré tous les efforts qu’elle fait afin d’être écoutée, Martha est sans cesse repoussée, et ne peut rien faire pour aider la pauvre. Alors qu’elle fond en larmes au pied de l’escalier, le petit garçon toujours serré contre elle, la voix de Nigel lui parvient de l’étage au dessus.

Dr. Nigel Adams : Martha, fais le ménage de son coin, veux-tu. Rend-toi utile. Et débarrasse-toi de l’enfant!

La caméra fade-out alors que la jeune femme se met au travail en pleurant en silence, sous les regards des mères restantes.
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Dr. Nigel Adams




MessageSujet: Re: Numéro 5 - L'origine du nom   Mar 6 Oct - 19:54

Quelques années se sont écoulées. Les enfants sont à présent âgés de cinq ans, six tout au plus. Le docteur Adams se trouve dans la cave, assis sur un tabouret, avec devant lui la petite numéro 5, vêtue de simples sous-vêtements. Le docteur s’affaire à la scruter à la loupe. Un petit examen médical express, semble-t-il. Il mesure la petite, qui dépasse déjà en taille la plupart des autres. On ne peut pas ne pas remarquer qu’elle les domine aussi sur la robustesse. Plus costaude que les autres, elle s’attire directement leurs regards emplis de méfiance. Le docteur note quelque chose avec une satisfaction évidente sur le visage. Il lui tend ensuite ses vêtements, et l’enfant les enfile sans avoir besoin d’avoir des explications. Elle retourne rejoindre sa mère, et se blottit dans ses bras.

Quelqu’un descend les marches, et attire toutes les paires d’yeux dans sa direction. Il s’agit bien sûre de la délicate Martha, un peu plus âgée, mais toujours aussi jolie. Son visage de porcelaine s’attire vite la sympathie de tout le monde, sauf de son époux, qui lui fait signe de s’approcher. Elle tient dans chaque main une assiette, emplie de nourriture qu’elle vient de cuisiner. Elle les pose sur une petite table à côté de son mari, et va pour repartir, mais le docteur la retient en lui attrapant le poignet.


Dr. Nigel Adams : Regarde ça Martha…

Martha tente de se dégager, mais ne réussit pas. Nigel la maintient en place, et l’attire même vers lui pour la retenir encore plus fermement. Il pointe Numéro 5 et regarde les autres enfants en réfléchissant.

Dr. Nigel Adams : Tiens, numéro 3.

Il fait signe à un petit garçon à la peau blanche, qui s’avance timidement au centre de la pièce. Puis il fait signe à Numéro 5 de le rejoindre, ce que la petite fait, pas sans hésiter et jeter un œil à sa mère derrière elle. D’ailleurs, la femme tousse un peu, tentant de rester silencieuse autant que possible. On peut s’imaginer qu’en 5 ans enfermées, ces personnes ont du attraper quelques virus et quelques maladies. Les deux enfants se regardent, puis regardent Nigel Adams, qui leur fait un signe de la tête. Numéro 3 réagit vivement en envoyant son poing dans la tempe de Numéro 5. La petite regarde son adversaire, et répond en bloquant un nouveau coup. Elle enchaine en lui tordant le bras avec une force étonnante venant d’un enfant. La bagarre prend une nouvelle ampleur alors que les deux enfants se tapent dessus sans retenue, aucune. Après un bon moment, Numéro 5 réussit à se placer par-dessus Numéro 3 et le frappe de coups de poings précis, violents et impossibles à bloquer. Nigel la regarde aller un moment, pendant que le visage de Martha blêmit à vue d’œil.

Martha : Ça suffit ! Nigel, c’est inhumain de les laisser se taper dessus comme ça pour rien!

Dr. Nigel Adams : C’est pas pour rien, Martha. C’est pour la bouffe qu’ils se battent.

Elle pâlit encore, à l’inverse de son mari qui semble apprécier le spectacle. Numéro 5 continue de frapper sans relâche, si bien que même le docteur commence à trouver que ça suffit. Il se lève, et la petite se relève et recule en vitesse rejoindre sa mère, qui pleure en silence devant l’agressivité dégagée par sa propre fille. Nigel saisit les deux assiettes, et s’approche de la fillette et de sa mère. Il pose une assiette devant chacune, puis se dirige vers Numéro 3, toujours au sol, en larmes, et crachant du sang. Il le relève en l’attrapant par le bras, puis fait signe à sa femme de remonter. Il n’en faut pas plus à Martha pour quitter en courant. Elle remonte l’escalier et claque la porte derrière elle, puis s’adosse à un mur en se bouchant les oreilles. Les sanglots l’emportent doucement, et elle se met à pleurer à chaudes larmes, serrant ses mains de chaque côté de sa tête. Un coup de feu se fait entendre, provenant de la cave. Des cris de terreur passent à travers la porte et le plancher, puis un nouveau coup de feu retentit. Martha peine à respirer, et est prise de hauts le cœur. Elle court en direction des toilettes, devant lesquelles elle s’accroupit, juste à temps pour vomir violemment.
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Dr. Nigel Adams




MessageSujet: Re: Numéro 5 - L'origine du nom   Mar 13 Oct - 20:55

C’est cette fois dans une pièce de la maison que nous faisons notre arrivée. La cuisine, pour être plus exact. Le temps a filé à une allure incroyable, et laissent des marques sur le visage de Martha, à présent plus âgée, et dont le visage est parsemé de quelques petites rides discrètes n’enlevant rien à la beauté de la femme, dont la personnalité douce rayonne comme une auréole. Vêtue d’une petite robe blanche, d’une paire de chaussures à talons haut de la même couleur et d’un collier de perles délicates, la femme du docteur s’affaire à nettoyer l’ère de travail de la cuisine. Elle frotte avec vigueur, semblant vouloir effacer autre chose que les petites taches qui se trouvent sur le comptoir. Le décor est doux, les murs peints de couleurs pâles, qui rappellent plus la femme que l’époux. L’attention de Martha est attirée par des bruits de pas sur le plancher de bois brillant, parfaitement lavé. Le docteur entre dans la pièce et se place derrière sa femme, pour lui embrasser la joue et poser devant elle un petit écrin de couleur bleu sombre. La main tremblante, elle le saisit et regarde son mari, les yeux écarquillés par la surprise.

Dr. Nigel Adams : Bon anniversaire, très chère.

Surprise de voir qu’il s’en est souvenu malgré qu’il ne soit jamais passé à côté, elle ouvre l’écrin pour découvrir un bracelet en argent qui scintille presque autant que sa chevelure dorée. Elle porte les mains à sa bouche, les yeux emplis de larmes devant cette beauté, et le docteur s’en saisit pour le lui passer au poignet. Doucement, comme il a l’habitude de l’être en tout temps envers elle.

Dr. Nigel Adams : J’espère qu’il te plait. Il m’a fait penser à toi quand je l’ai vu.

Martha : Il est magnifique!

Dr. Nigel Adams : Je sais que tu trouves difficile ce qui se passe ici depuis quelques années, mais rassure-toi c’est bientôt fini. Je prendrai ma retraite sous peu, et je pourrai enfin passer à autre chose, qui nous rendra forcément plus heureux tous les deux. Leur nombre a diminué grandement au cours des ans. Il n’en reste que 2.

La jeune femme blêmit soudainement, comme trop souvent.

Dr. Nigel Adams : Tu devrais te reposer ma chère. Dès que je rentre du cabinet, on ira à ton restaurant préféré, célébrer ton anniversaire.

Il l’embrasse sur la joue, regarde sa montre, puis quitte sans rien ajouter. D’un pas pressé, Martha s’empresse de marcher vers la porte menant à la cave, prenant au passage une miche de pain. Elle tâtonne sur le haut du cadre de porte en se tenant sur la pointe des pieds, à la recherche de la clé. Après un bon moment à chercher, en s’étirant autant que physiquement possible, elle finit par mettre la main dessus, et s’empresse d’ouvrir la porte. Martha s’empresse de descendre pour rejoindre la pièce qui contraste tellement avec le reste de la maison luxueuse. Nerveuse, elle sépare le pain et en tend une moitié à chaque mère, qui partage avec son rejeton. Martha les observe sans rien dire, ne pouvant s’empêcher de remarquer que les vêtements portés par les quatre individus sont à la fois trop petits, et trop usés. Tristement, elle passe ses mains sur ses beaux habits, honteuse de se présenter ainsi devant eux, qui n’ont que des torchons à porter. Les mères sont vieilles, les enfants plutôt adultes. Le temps a filé à une allure incroyable, qui a pourtant semblé interminable. Martha sanglote en silence, se rendant pourtant compte qu’elle n’avait aucune raison de pleurer, elle, qui vivait dans le luxe depuis si longtemps, au bras de son mari si aimant avec elle, mais aux penchants tordus et cruels avec ces humains qu’il avait enfermés pendant des années.

Certains rejetons étaient morts, alors que le sort de certains autres avait été scellé au décès de leurs mères. La manière de fonctionner de Nigel était inflexible; La mère ET l’enfant devaient survivre. Si l’un ou l’autre ne passait pas à travers, le deuxième perdait aussi la compétition. Parce que c’était de ça dont il s’agissait. Une compétition. Le gagnant serait le prototype du combattant idéal. Celui qui pour survivre aurait du se battre très jeune, et qui devrait ensuite le faire pour l’amusement général. Un plan de retraite dégueulasse pour un homme dont la vocation avait été de sauver des vies pendant toutes ces années. Martha, impuissante, s’était dit que le peu de bon qu’elle pouvait leur amener en l’absence de son mari était suffisant pour la convaincre de rester. Les mères et les progénitures mangent avec appétit, une lueur de reconnaissance dans les yeux. Soudainement, un bruit à l’étage au dessus sème la panique. Les morceaux de pain restants sont cachées par les mères, et Martha s’empresse de remonter l’escalier et verrouille la porte, alors que derrière elle, retentissent déjà le son des pas de quelqu’un. L’un des hommes qui accompagnent souvent le docteur arrive au moment où Martha remettait la clé à sa place. Il la prend sur le fait, et plonge ses yeux bleus perçants dans ceux de la femme. Il lui attrape le bras et serre fermement, mais pas assez pour lui faire mal.


Homme : Qu’est-ce que vous faites, madame Adams?

Martha : J’allais simplement vérifier que ce qui leur sert pour leurs besoin n’est pas trop plein.

Il la regarde longuement. La nervosité de Martha se ressent facilement. L’homme retire son chapeau, et sa veste, qu’il pose sur le crochet tout près, avant de s’affairer à remonter ses manches.

Homme : Vous êtes beaucoup trop bien habillée pour aller vider leur merde. Laissez-moi m’en occuper.

Il lui fait un sourire, sans qui ne convainc pas Martha. Elle doit néanmoins se résoudre à lui donner la clé de laquelle elle n’avait pas eu le temps de se débarrasser. L’homme la glisse dans la serrure et la tourne, saisissant en même temps la poignée, les yeux toujours plongés dans ceux de Martha, dont le visage se tend à vue d’œil pour masquer la panique. Son cœur bat à cent mille à l’heure, au point d’être douloureux, donnant l’impression de frapper contre sa cage thoracique. Mauvaise actrice, Martha use de toutes ses forces afin de garder son calme. L’homme met un temps fou avant de se décider à ouvrir la porte pour descendre à la cave. Martha s’adosse au mur, et passe ses mains dans son visage pour se calmer.
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Dr. Nigel Adams




MessageSujet: Re: Numéro 5 - L'origine du nom   Mar 20 Oct - 19:41

Plusieurs jours se sont écoulés depuis l’anniversaire de Martha. Après que l’homme soit remonté de la cave avec les « toilettes » des habitants du lugubre endroit, il n’a fait mention à aucun moment d’un bout de pain retrouvé ou quoique ce soit d’autre. Martha s’était trouvée soulagée comme pas permis, et s’était empressée de monter se préparer pour sa sortie de la soirée, surtout pour ne plus voir cet homme qui avait l’air de voir au fond de votre âme avec ses yeux bleus perçants.

Ce soir, alors, Martha dort déjà paisiblement dans le lit du couple. Nigel, lui, est debout. Il ouvre la garde-robe sans faire de bruit et en dire un costume, et une chemise parfaitement repassée plus tôt dans la journée par les mains agiles de Martha. Jamais un pli, jamais un bout froissé, les chemises du Docteur sont toujours impeccables, grâce à Martha. Nigel enfile donc son costume tout propre, et sort de la pièce en attrapant son chapeau. Il s’avance dans la résidence sans faire de bruit, et se dirige vers la porte d’entrée qu’il ouvre. Un camion en marche se trouve devant la résidence et Nigel fait signe au conducteur de venir. Il ne faut pas grand temps avant que l’homme aux yeux bleus soit devant le docteur, avec son comparse. Les trois hommes marchent dans la maison, prenant toutes les précautions nécessaires afin de ne réveiller personne. Ils arrivent devant la porte de la cave, que Nigel déverrouille rapidement, avant de s’engouffrer dans la pièce puante et sale. À l’intérieur, les deux mères restantes et leurs progénitures maintenant âgés d’environs 20 ans se crispent rapidement. Les deux hommes saisissent les plus jeunes, avertissant d’un regard les deux mères. Numéro 5, et Numéro 2, un jeune homme dont la mère a été cueillie dans un village du Japon sont amenés. Si Numéro 2 est trop effrayé pour tenter de résister à l’homme du Docteur, Numéro 5, elle, lui donne un peu de fil à retordre, refusant d’abord d’avancer, mais se rétractant rapidement lorsque le docteur s’approche, sa cane à la main.

Tout ce beau monde remonte, laissant les deux mères seules, en larmes, silencieuses. La porte est refermée à clé, et tout le monde sort, pour se diriger vers le camion, à l’arrière duquel Numéro 2 et Numéro 5 sont embarqués, avec un autre homme s’y trouvant déjà. Le visage marqué de cicatrices, assez âgé, il ne semble pas commode. L’un des hommes de main du docteur monte avec eux, alors que l’autre, celui aux yeux bleus, monte du côté conducteur. Le docteur monte à son tour, du côté passager, et le camion quitte lentement les lieux. La route est longue, du moins pour les passagers à l’arrière. Après une vingtaines de minutes à rouler, le camion s’arrête, semant sur le visage des deux Numéros un soupçon de panique. On vient les faire sortir. Tout le monde marche, le Docteur en tête du groupe.

Ils entrent dans un building aux airs abandonnés. À l’intérieur, quelques personnes aux allures louches les regardent marcher. Les deux numéros ont les yeux rivés sur le sol, suivant simplement le docteur, qui les mène à un escalier de pierres sombre. Ils descendent, et s’arrêtent à la hauteur d’un homme. Chauve, le corps et le visage couverts de tatouages et de nombreux piercings, l’homme regarde le docteur, dont les yeux s’assombrissent. La mine grave, sévère, le docteur s’adresse à l’homme, dont les yeux se posent sur le duo de Numéros. L’homme se pousse soudainement du chemin, laissant le groupe passer, jusque dans une grande pièce dans laquelle plusieurs personnes se trouvent déjà. Au centre, ce qui semble être un espace de combat a été installé. Partout autour, des gens se préparent, s’échauffent, discutent et boivent. Le Docteur amène son groupe dans un coin où ils seront tranquilles, puis fait face à Numéro 5 et Numéro 2.


Dr. Nigel Adams : Vous n’êtes pas encore au courant, mais vous voilà à l’étape finale de la compétition.

Les deux se regardent, regardent partout autour, et semblent tous deux effrayés. Un autre homme s’approche du Docteur, et lui adresse quelques mots à voix basse, auxquels le docteur répond, le visage tordu de colère.

Dr. Nigel Adams : Hors de question. Ils doivent se battre l’un contre l’autre. Dites à ce James qu’il peut toujours courir s’il pense pouvoir se battre contre l’un de mes protégés.

Les deux Numéros se regardent à nouveau, semblant soudainement encore plus inquiets. S’ils s’étaient imaginé une seconde pouvoir revenir tous les deux dans leur cave dégueulasse mais si rassurante à la fois, les voilà sortis de leurs illusions de manière indélicate et tout aussi dégueulasse. Le temps passe, les combats s’enchainent, et au bout d’un moment qui semble une éternité, le Docteur regarde ses deux combattants. Les yeux sont tous rivés sur eux, et le docteur leur fait signe que c’est leur tour. Alors que Numéro 2 marche avec détermination vers l’aire de combat, Numéro 5 est plus hésitante, et le rejoint. Face à face, à quelques pas de distance, ils se regardent. Une communication silencieuse se passe entre eux, et au moment où le signal de début du combat est donné, voilà que tout devient noir.
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